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L’indisponibilité des médicaments : les pharmaciens se coupent en quatre pour leurs patients!

L’indisponibilité des médicaments est un problème constant et en augmentation, tant dans notre pays qu’au-delà de nos frontières. L’attention des médias ces derniers jours est certainement justifiée : l’indisponibilité croissante des médicaments est néfaste pour la santé et la qualité de vie des patients ! Les pharmaciens mettent tout en œuvre au quotidien pour en limiter l’impact autant que possible et pour apporter des solutions.

La pénurie de médicaments n’a jamais été aussi importante en Belgique : aujourd’hui, le compteur en est à 459 indisponibilités. Elles concernent des médicaments variés, souvent utilisés par des groupes importants de patients : anticoagulants, traitements contre l’ostéoporose, certains antibiotiques… Ces indisponibilités ne durent parfois que quelques jours. Mais il arrive qu’elles se prolongent sur plusieurs semaines ou mois ou que certains médicaments soient totalement retirés du marché. Pour les patients, ces pénuries peuvent conduire soit à l’arrêt du traitement, soit à prendre des alternatives parfois moins efficaces que le traitement prescrit, ou qui n’ont pas leur préférence.

Les autorités tentent de trouver des solutions pour le marché belge, mais ces initiatives sont de facto encore insuffisantes. Le problème de l’indisponibilité des médicaments a des causes internationales, et ne pourra donc être résolu que grâce à une approche européenne.

Du temps pour les soins pharmaceutiques
En attendant, le pharmacien belge fait tout son possible pour apporter des solutions concrètes à ses patients. Dans leur intérêt, il tente d’obtenir le médicament d’une manière ou d’une autre sur le marché belge : auprès de confrères, de grossistes, de producteurs de médicaments… Si ses tentatives sont infructueuses, il cherche des alternatives (préparation magistrale, importation de l’étranger, changement d’une molécule, …), qui devront être adaptées à l’état de santé du patient et discutées avec le médecin traitant. Chaque semaine, le pharmacien consacre un temps précieux à cette besogne logistique et administrative, alors qu’il préfèrerait le mettre à profit pour les soins pharmaceutiques, le conseil et l’accompagnement de ses patients.

L’APB continue d’insister auprès des autorités compétentes pour qu’elles travaillent aux niveaux national et international à apporter des solutions concrètes au problème, dans l’intérêt des patients.

 

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