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Coronavirus (COVID-19): Testing & tracing

​Vous trouverez ici un diagramme présentant la stratégie de testing-tracing ainsi que des infos complémentaires sur les personnes devant être testées (la définition des cas possibles a été élargie).

 

Testing : Les tests PCR et les tests sérologiques

Alors que l'usage des tests PCR s'est (très) progressivement déployé en médecine générale dans l'ensemble du pays, le recours aux tests sérologiques est également sur la table du "Risk Management Group" fédéral. Si les premiers –à visée diagnostic en cours d'infection– nécessitent le prélèvement d'un échantillon par écouvillonnage du pharynx et reposent sur une amplification de séquences génétiques spécifiques du SARS-CoV2 (d'où l'acronyme anglais PCR pour Polymerase Chain Reaction ou Amplification en Chaîne par Polymérase en français), les seconds –à visée diagnostic a posteriori– nécessitent généralement le prélèvement d'un échantillon sanguin et se basent sur la détection d'anticorps spécifiques du virus dans le sérum.

 

Tests PCR

Mesure fondamentale pour briser la chaîne de transmission du virus et permettre le passage d'un confinement généralisé à un isolement spécifique, la stratégie de testing mise en place par les autorités en combinaison avec le suivi des contacts s'appuie sur ces tests PCR. Réservé aux personnes symptomatiques, le test se fait – de préférence dès l'apparition des symptômes et idéalement durant la première semaine – le plus souvent dans un centre de tri, sur la base d'une prescription du médecin généraliste, que le patient aura préalablement contacté par téléphone. En cas de résultat positif, la procédure de suivi des contacts est lancée et la personne doit respecter un isolement de 14 jours. En cas de test négatif, il se peut également que le médecin -sur la base de la symptomatologie- demande l'isolement.

 

Tests sérologiques

Depuis quelques mois, de nombreuses entreprises de biotechnologie se sont lancées dans la course au développement de ces tests capables de déterminer a posteriori si une personne a développé une réponse immunitaire antivirale et a donc été en contact avec le coronavirus. Parmi les tests sérologiques COVID-19 déjà disponibles aujourd'hui, les plus fréquents en ambulatoire ressemblent à des autotests de diagnostic rapide. De petite taille, ils utilisent le plus souvent de très petites quantités de sang prélevé au bout du doigt (certains utilisent de la salive ou un écouvillonnage nasal) et détectent la présence d'anticorps IgG et IgM. Basés sur le principe de la diffusion latérale préférentiellement obtenue sur une bandelette de test (positif/négatif), leur résultat se lit grâce à l'apparition d'une bande colorée. (Pour en savoir plus, consultez l'article "Que nous disent les sérologies?" sur le site web Laviedesidees.fr/ qui nous a, en partie, servi de référence pour ce sujet.)

 

Plus rapides et moins chers que les tests PCR (même lorsqu'il ne s'agit pas de Point-of-Care Testing), les tests sérologiques se heurtent toutefois à différents obstacles qui en empêchent l'usage massif. Outre les questions de la fiabilité, de la validation et du remboursement éventuel de ces nouveaux tests, les résultats d'un travail récent de la Haute Autorité de Santé, publiés début mai en France, sont sans équivoque: "[I]l reste encore beaucoup d'incertitudes sur ce que la présence d'anticorps chez les patients apporte comme information. En particulier, aujourd'hui, les tests sérologiques ne permettent pas de statuer sur une potentielle immunité protectrice ni a fortiori sur sa durée. Et ils n'apportent pas d'information sur la contagiosité. La HAS appelle à la prudence quant à l'utilisation des tests sérologiques, qui ne peuvent aujourd'hui pas permettre d'établir un passeport d'immunité à des fins de déconfinement. Le respect des mesures barrières reste fondamental pour chacun."

 

Pour l'heure, cette prudence semble partagée chez nous par Sciensano. Interrogé par un journaliste de la RTBF sur la stratégie de déploiement des tests sérologiques dans notre pays, l'Institut Scientifique de Santé Publique estime ce type de test dangereux "à grande échelle", "car la population n'est pas prête à entendre qu'elle n'est pas protégée par ce test." Si les tests sérologiques ont certainement une place dans la prévention de la circulation du SARS-CoV2 au sein de la population, la stratégie élaborée par le "Risk Management Group" devrait donc en restreindre l'usage à certaines catégories bien précises.

 

Tracing : suivi des contacts

Si la mesure est nouvelle dans le cadre de la lutte contre la pandémie actuelle, cette méthode de suivi, comme nous le rappelle l'AVIQ sur son site web, ne l'est pas puisqu'elle "est utilisée mondialement pour limiter la propagation de certaines maladies comme la rougeole ou la méningite." Dans ce cas-ci, il s'agit de "rechercher avec qui les porteurs du Covid-19 ont été en contact. Pour repérer ces personnes, nous devons pouvoir les informer qu'elles ont été en contact avec un porteur du virus. Chacun peut ainsi faire particulièrement attention à appliquer les gestes barrières et les mesures de prévention dont l'isolement et contribuer ainsi à ralentir la propagation." En Wallonie et à Bruxelles, le suivi des contacts est géré, respectivement, par l'AVIQ et la Commission Communautaire Commune (COCOM). Depuis ce lundi 11 mai, sa réalisation concrète a été confiée à un groupement de mutualités associé à des opérateurs spécialisés.

 

Matériel d'information

Afin d'informer le grand public sur les modalités pratiques du suivi des contacts, les autorités ont développé du matériel téléchargeable sur le site web fédéral Info-coronavirus.be/fr/suividescontacts/ ou le site web de l'AVIQ Suividescontacts.aviq.be/. Outre 3 affiches au format A4 –"C'est quoi le suivi de contact et pourquoi ça me concerne même si je n'ai pas de symptômes?", "C'est quoi le suivi de contact? Pourquoi ça me concerne si j'ai des symptômes?", "Quand et pourquoi un agent de prévention peut se présenter à mon domicile?"–, l'AVIQ met également à disposition 3 courtes vidéos explicatives. Tout ce matériel d'information sera également relayé via Pharmacie.be et sa page Facebook.

 

Encore une mission de plus pour le pharmacien?

Non! Mais comme vous êtes une source d'information fiable pour nombre de vos patients, il y a fort à parier que certains vous poseront des questions à ce sujet… Le matériel présenté ci-dessus pourra vous aider à y répondre ou à référer vos patients vers les sites ad hoc.



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