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Bugdet approuvé par le Comité de l’assurance, mais…

Le Comité de l'assurance de l'INAMI, composé des représentants des prestataires de soins (dont l'APB), des gestionnaires d'établissements de santé et des mutualités, a approuvé une proposition de budget 2020 de l'assurance soins de santé obligatoire, soit 27,6 milliards d'euros. Le communiqué du Comité précise que "l'exercice ne fut pas aisé. Avec la norme de croissance limitée à 1,5% toujours légalement d'application, un déficit budgétaire se profilait à nouveau. Toutefois le Comité de l'assurance, en proposant des économies dans le secteur pharmaceutique, systématiquement en dépassement, et en isolant quelques dépenses exceptionnelles, présente un budget qui évite d'imposer de nouvelles économies aux autres secteurs de l'assurance soins de santé. Avec cette proposition non seulement le budget est à l'équilibre mais une petite marge de 101 millions d'euros a pu être dégagée pour de nouvelles initiatives urgentes."

L'écart se creuse

Les membres du Comité de l'assurance précisent toutefois que "ce budget [est] nettement insuffisant pour couvrir tous les besoins. Ainsi le Bureau fédéral du Plan a calculé que le budget des soins de santé devrait progresser annuellement de 2,5% pour répondre à l'évolution des besoins. À l'horizon 2024, l'écart entre la norme d'1,5% et l'évolution des besoins atteindrait même 2 milliards d'euros !"

Les mutualités, les prestataires de soins et les gestionnaires d'établissements de santé souhaitent une nouvelle approche de l'organisation du financement des soins de santé: "Nous avons besoin d'une vision politique à long terme avec des objectifs de santé clairs. Cela implique de partir en priorité des besoins des citoyens et des patients."

Cette proposition doit encore être approuvée par le Conseil général de l'INAMI, qui se réunira le 21 octobre. On en saura alors plus sur les détails de ce budget et le gouvernement devra se prononcer. Quoi qu'il en soit, il s'agit d'un signal fort du secteur que les partenaires sociaux et les politiques ne peuvent ignorer. 

 

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