Testing Covid

Testing COVID en pharmacie: nouvel état des lieux

Article publié 26-01-22



Avant toute chose, sachez qu'un nouveau feuillet d'information - «Testing COVID en pharmacie» - est à votre disposition. Destiné au grand public, cet A4 recto/verso explique clairement qui doit se faire tester, avec quel type de test et que faire en cas de résultat positif. 

eForm mis à jour

La nouvelle version de l'eForm avec la nouvelle indication de test TP0600: patient avec autotest positif est en ligne (cf. Notre APBFlash de lundi). Veillez à toujours utiliser la bonne indication de test. Veuillez noter qu'une heure peut s'écouler avant que le code CTPC demandé par un patient (via l'outil d'auto-évaluation, le PLF ou dans le formulaire autotest positif) ne soit visible dans l'eForm. Vous pouvez toujours saisir le code CTPC manuellement. Attention: étant donné que les pharmacies et les centres de dépistage envoient beaucoup d'eForms pour le moment, le délai de 90 minutes avant de pouvoir récupérer un certificat est parfois dépassé. Pour éviter toute panique et tout appel téléphonique inutile, continuez à communiquer à vos patients que le délai d'attente moyen est de 2 à 4 heures.

​Certificat de rétablissement 

Selon certaines informations circulant ces derniers jours, il serait désormais possible d'obtenir un certificat de rétablissement après un test antigénique rapide positif. Ces infos sont fausses! Car l'Union européenne continue, pour l'instant, de camper sur ses positions: un certificat de rétablissement ne peut être délivré qu'après un test PCR positif.

L'APB a demandé à plusieurs reprises à Sciensano, au RAG et à la Task Force Testing que la Belgique fasse pression sur l'UE, pour qu'un tel certificat puisse aussi être délivré après un test rapide positif. 

L'UE avait clairement indiqué que, tant que tous les Etats membres n'acceptaient pas les tests rapides, les certificats de rétablissement – acceptés par tous les pays de l'UE - ne pourraient pas être crées sur la base de ces tests. Depuis, de nombreux Etats membres ont toutefois signalé être aussi confrontés à ce problème. De quoi espérer un changement de position des autorités européennes, même si ce n'est pas encore à l'ordre du jour. 

“Certificat d'isolement"

Le nombre de tests rapides positifs ayant atteint des niveaux sans précédent ces derniers jours (hier, 24/01, le taux de positivité était de 35%), nous recevons également de plus en plus de questions concernant un "certificat d'isolement" ou une preuve juridiquement valable d'un test rapide positif qui pourrait être remise à son employeur, l'école...

A l'heure actuelle, un patient positif ne voit apparaître sur masanté qu'une ligne avec son résultat de test positif. Quant à ceux qui n'ont pas de numéro NISS, leur nom complet n'apparaît souvent même pas lorsqu'ils consultent masanté, de sorte que leur employeur n'accepte pas toujours cette preuve. Si elle n'est pas suffisante, il faut s'adresser à son médecin pour un certificat d'incapacité de travail. 

Au sein de la Task Force Testing fédérale -à laquelle participe l'APB (en y relayant notamment l'expérience et les besoins du terrain)-, de longs débats ont déjà été menés sur la nécessité ou non d'instaurer un "certificat d'isolement" automatique, sur le modèle du "certificat de quarantaine" actuel. (Cliquez ICI pour d​es informations complètes sur les différences entre "quarantaine" et "isolement").

Afin d'alléger la charge des médecins et d'aider les citoyens, l'APB est totalement partisane d'un tel "certificat d'isolement" automatique et s'efforce donc d'élaborer une solution pratique par le biais de la Task Force Testing fédérale. Certains médecins y sont toutefois réticents. Car ils souhaitent généralement voir les patients positifs pour un suivi supplémentaire ou pour évaluer leur aptitude au travail. 

En outre, ces dernières semaines, de nombreux patients asymptomatiques doivent s'isoler, tout en étant parfaitement capables de travailler de chez eux. Ainsi, comme bien souvent dans cette crise, d'autres considérations (économiques) interviennent dans le processus de décision, aux côtés des considérations sanitaires: il n'est pas souhaitable de délivrer immédiatement à toute personne testée positive (mais ne présentant, par exemple, aucun symptôme) un certificat stipulant qu'elle ne doit pas travailler pendant au moins 7 jours, alors que le travail à distance est tout à fait possible.

​Soyez assurés, en tout cas, que nous soutenons les efforts que vous déployez sans relâche pour informer correctement, avec la patience et l'empathie nécessaires, nos concitoyens! Merci à tous!


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